Témoignage de Christine Mouton
Mise à jour le Mardi, 22 Novembre 2011 20:00
J’ai aujourd’hui 54 ans et mes pensées se retournent 34 ans en arrière, un 22 Juillet 1977 où nouvellement arrivée au Bonfin, j’ai eu l’extrême chance, le jour de mes 20 ans de « servir » le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov. Le « servir » au sens propre c’est-à-dire qu’avec Sylvie, mon amie, ma sœur de toujours, nous avions eu, pendant quelques jours de cet été là (et d’autres fois ensuite), l’immense honneur de devoir disposer avec soin assiettes et couverts sur la table blanche où il prenait son repas devant l’assemblée des frères et sœurs, cueillir des fleurs pour orner le petit vase qui était posé devant lui, tenir au frais une bouteille d’eau gazeuse, et à la fin du repas laver et essuyer avec soin sa vaisselle et ses couverts. C’était pour nous une tâche sacrée et nous faisions cela comme une prière, avec amour et dévotion.
Le Maître donnait chaque jour deux conférences, une avant le repas et une après. Il y avait toujours deux invités, mis à l’honneur (et enviés de tous !) qui partageaient son repas, à sa table. Il était d’une bienveillance immense pour nous, timides servantes d’un jour, sentant sans doute notre maladresse, notre humilité, notre foi en Lui. Pour moi - et ce jour-là particulièrement -, se fondre dans son regard et son sourire plein d’Amour et de bienveillance, respirer les effluves du parfum de rose qu’il émanait, admirer la grâce de ses gestes, ce fut un cadeau d’anniversaire divin, inoubliable. Et je donnerai ma vie pour revivre seulement ce moment-là.
Chaque été de 1976 à 1989, j’ai séjourné au Bonfin quelques semaines et vécu au rythme de cette communauté fraternelle : lever de soleil, travaux pour la collectivité, prières, méditations, conférences, chants… Durant ces années-là, le Maître m’a très souvent reçue, écoutée, conseillée, encouragée, bénie bien au-delà de ce que je méritais !
Mais le chemin de la vie est parsemé d’embûches...car il est difficile dans ce monde de demeurer un disciple exemplaire, il est difficile de ne pas être envahi par les doutes, de ne pas être submergé par la tentation de se fondre dans la masse, de ne pas se soumettre aux plaisirs de son ego, de ne pas être laminé par les difficultés professionnelles, les revers financiers et la détresse de ses propres enfants, de ne pas se révolter devant la perte d’un être cher, de ne pas être amer devant les déceptions et les désillusions sentimentales, et surtout de pouvoir s’accepter, se comprendre et se connaître soi-même réellement !
Combien de fois me suis-je sentie perdue, désespérée… Prise entre les mailles du filet du matérialisme et des passions de l’astral, j’en ai trop souvent oublié mon Maître. Pourtant, chaque fois que je me suis trouvée au bord du précipice, Il s’est toujours manifesté par une petite voix intérieure, une rencontre fortuite, un signe ou un rêve. Même si moi, je L’ai souvent oublié, même si j’ai douté, même si je me suis rebellée contre certaines vérités qui dérangeaient alors mes plans égoïstes, Il a toujours veillé au plus profond de moi, Il ne m’a jamais abandonnée.
Si je tiens à témoigner aujourd’hui, c’est parce que je veux remercier le Ciel pour les épreuves douloureuses que j’ai traversées qui m’ont permis d’une part, de me renforcer, de devenir plus sage, moins égoïste et moins matérialiste, et d’autre part de me rendre compte, avec le recul des années, que les Vérités enseignées par cet Initié étaient profondes, éternelles et immuables, et que le véritable Bonheur que j’avais recherché ensuite, tant et tant, ailleurs (il fallait que je fasse sans doute ma propre expérience pour mieux intégrer ces vérités jusque dans mes moindres cellules) ne pouvait se trouver QUE dans la vie spirituelle, dans cette voie qu’Il nous avait montrée. Je peux affirmer aujourd’hui que seules ces Vérités m’ont sortie de la boue. Si je n’avais pu me raccrocher au souvenir des moments sacrés vécus dans la Fraternité : la paix et la plénitude des levers de soleil, le recueillement et la joie des frères et sœurs, l’élan mystique des chants bulgares, la subtilité des parfums et des couleurs, la Pureté et la Bonté de ce Maître de Lumière, Dieu sait quel enfer je vivrais aujourd’hui !
Je sais aussi maintenant que notre Maître est quelque part, sur un autre plan, avec d’autres Initiés, ceux qui se sont sacrifiés pour transmettre la Parole Divine et que d’une façon ou d’une autre, Il se manifestera à nous bientôt, et que cet Age d’Or qu’il nous avait prédit depuis longtemps est là, bien là, à notre portée. Je sais aussi que notre Devoir est de prier chaque jour pour que le Royaume de Dieu vienne sur la Terre !
Et je crois que les choses pressent, alors j’essaie depuis le début de cette année de propager, à ma manière, les paroles du Maitre, tout cet Amour, cette Sagesse éternelle et ces Vérités immuables qui m’ont tant aidée, je le fais par le biais d’un blog « Terre de la 6ème race » : c’est ma modeste contribution pour Le remercier de m’avoir fait vivre à ses côtés les moments les plus beaux, les plus sacrés de mon existence et de m’avoir ainsi protégée de moi-même.
Parce que j’ai besoin aujourd’hui de Le « servir » enfin de toute mon âme.
Parce que chacun d’entre nous se doit de redonner l’espoir à ceux qui doutent, qui souffrent ou qui cherchent leur chemin.
Parce que je ne pourrai jamais assez Lui dire : MERCI.
Fait à Roanne, le 22 Juillet 2011
Christine Mouton
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