Mikhael Aivanhov.org

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Témoignage de Michel Salvet

Last Updated on Saturday, 10 March 2012 13:30

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Lorsque j'ai connu l'Enseignement de notre Maître en 1970, j'étais dans un état de crise existentielle inouïe!

En effet, j'ai passé une grande partie de mon adolescence à me poser beaucoup de questions sur ma vie, sur ma famille, sur l'existence en général et, dans mon entourage, je n'avais personne à qui me confier, avec qui échanger dans ces domaines, je trouvais la vie insipide,les plaisirs humains bien médiocres, je n'arrivais pas à m'intégrer dans ce monde artificiel, je me sentais très seul!

Plus j'avançais en âge, plus j'atteignais l'âge "adulte", plus cette solitude me pesait, malgré toutes les expériences que je faisais pour essayer d'en sortir, de me connaître, de connaître les autres, j'étais de plus en plus déçu.

 

Un mur s'était installé entre moi et certains membres de ma famille (à laquelle je ne pouvais me confier, car il n'y avait pas le climat propice pour cela); de ce fait, je m'enfonçais dans une solitude dépressive de plus en plus insurmontable!

 

Un jour, à une soirée théâtrale, j'ai fait la connaissance d'une jeune fille -je l'appellerai B.-  qui, comme moi,  était en conflit avec sa famille et en pleine crise existentielle.

Nous nous sommes trouvé de nombreux points communs, je pouvais enfin échanger avec quelqu'un qui me comprenait et réciproquement; nous sommes devenus amis.

 

Lorsque j'ai terminé mes études en 1968, j'ai dû ensuite faire mon service militaire et, je ne sais pourquoi, je me suis retrouvé à faire mes classes dans l'armée de terre , apprenant alors à crapaüter et manier le fusil!

Ce fut épouvantable, ayant pour effet de me provoquer plus de dégoût pour toute forme de manifestation violente et d'idée de guerre que jamais; ce fut  d'autant plus éprouvant, que je n'avais quasi aucun échange humain, ni avec les autres appelés, ni avec mes supérieurs hiérarchiques, sauf un, grâce à Dieu!

Car, c'est, ensuite, au bureau des effectifs où je fus affecté, que j'ai rencontré un lieutenant avec lequel j'ai eu de bons échanges, quelqu'un de profondément humain et chaleureux!

 

Je fais une parenthèse pour dire combien le Ciel est toujours présent, même dans les pires situations, nous faisant des signes à travers des personnes ou par des échanges inattendus, … que l'on comprend si on sait y être attentif!

Et, si le Ciel décide de changer le cours des choses chez quelqu'un, ça se réalise effectivement!(Cela s'est bien confirmé)!

 

Quand j'étais en permission, j'allais voir mon amie B. et, un jour, elle m'a prêté  un livre, que possédait son compagnon qui était à la Fraternité, livre intitulé "Les deux arbres du Paradis" d'O.M.A.

J'ai commencé à lire ce livre à mon bureau des effectifs, au nez et à la barbe de mon adjudant chef de service, qui voyait la chose d'un très mauvais oeil, mais qui n'avait aucune emprise sur moi, étant donné que j'étais devenu "copain" avec son supérieur hiérarchique, le fameux lieutenant.

 

Plus je lisais ce livre, plus je m'en imprégnais, et plus je sentais une eau fraîche, pure, jaillir en moi; quelque chose s'ouvrait, résonnait dans mon for intérieur, qui me faisait du bien. Je ne vivais plus que par ce livre, attendant chaque moment propice pour le lire et boire ces paroles bénéfiques du Maître ; et, comme par magie, elles me sortaient de la grisaille dans laquelle je vivais. Je me sentais revivre.

Enfin, pensais-je,  quelque chose que je cherchais plus ou moins consciemment depuis longtemps, qui se présentait à moi, vibrait en moi et me procurait un réel bonheur!

 

Vous devinez la suite: j'ai demandé à B. si ce Maître vivait toujours, et s'il était possible de le rencontrer.

Suite à ses réponses affirmatives, j'ai écrit au Maître pour lui demander l'autorisation de venir à la Fraternité.

 

Lorsque j'ai obtenu son accord, j'étais profondément heureux et, c'est ainsi que, ayant à peine terminé mon service militaire en mai 1970, je me suis retrouvé au Bonfin en juillet de la même année, en présence du Maître Lui-même, me demandant sur quelle planète j'avais atterri, si je rêvais ou si  je vivais un conte de fée bien éveillé dans ce lieu béni!

 

Pour conclure, je dirai que cette rencontre avec le Maître fut un tournant radical dans ma vie!

Le fait de passer subitement des ténèbres à la lumière, de la solitude à une vie fraternelle chaleureuse, le fait de découvrir cet Enseignement merveilleux qui m'ouvrait de nouveaux horizons, … tout mon être en était chamboulé!

Cette rencontre avec le Maître  restera gravée dans mon coeur, elle fut pour moi un cadeau du Ciel inestimable!

 

Merci, merci, merci, bien cher Maître, sans Vous et Votre Enseignement, je ne sais ce que je serai devenu!

 

Bien à vous, chers frères et sœurs et amis.

 

Michel Salvet

La Présence D'un Maître

Last Updated on Tuesday, 13 March 2012 19:21

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LA PRÉSENCE D'UN MAÎTRE (teaser)

 

Qu’est-ce qu’un maître spirituel ? Que ressent-on en sa présence? Qu’apporte-t-il à ceux qui l’entourent ?

Pour la première fois, un film montre l’empreinte profonde laissée par un être d’une dimension exceptionnelle sur des gens du monde entier qui l'ont côtoyé. Une réflexion spirituelle dans le rythme d'une méditation.

 

La présence d’un maître, un film d’Hubert Mansion, réalisé par Émilia Tamko. Sortie en 2012.

Dim lights

 

Témoignage de Laura Uplinger

Last Updated on Wednesday, 14 December 2011 19:01

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Dès qu’il arrivait en salle il se concentrait en silence et révérence.

Par quelques respirations bien lentes et profondes il nous nivelait par le haut.

Sa présence nous harmonisait, et nous nous réjouissions, nous abreuvions de son être.

Poignée d’humanité, nous étions en attente, en espérance.

Il s’adressait à  notre essence, ne s’attardait pas sur nos incohérences.

Magicien du sacré à l’ouvrage, Omraam nous embauchait tous : dévots, iconoclastes, berlots, hurluberlus, généreux, rancuniers, curieux, bornés, maigres, grassouillets, enthousiastes, paresseux, fous d’espoir, pessimistes, réalistes, doux, coléreux, amoureux, orgueilleux, souffreteux, bien portants, arrogants, fraternels, intelligents, sages, ingénus, traitres et fidèles, nous baignions en son aura pendant une longue et puissante envolée en contrée d’Initiation.

Nos faux pas ? Notre crasse intérieure ? Nos découragements ? Notre ignorance ? Notre paresse ?

En grand alchimiste il nous expliquait patiemment comment réparer, nettoyer, nous relever, comprendre et maitriser.

Vrai, nous n’étions guère à la hauteur de son enseignement, mais son idéal de travailler à l’avènement d’un Age d’Or nous avait conquis.

Son regard se détenait sur notre consentement.

Il nous offrait sa vie, sa joie et son enthousiasme.

 

Témoignage de Raphael Bellemin (fin)

Last Updated on Tuesday, 06 December 2011 12:07

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NAISSANCE DE L’ASSOCIATION  F.B.U.

LA TOURMENTE (1947-1950)

Une Nouvelle période s’était en effet ouverte aussi bien dans ma vie personnelle que dans celle de la Fraternité. En effet l’année 1946 a vu avec la délivrance du diplôme d’ingénieur la fin de mes études et ma rentrée dans la vie active qui allait me fixer définitivement dans la région parisienne où se trouvait l’entreprise d’électronique que j’allais intégrer.

La Fraternité pour sa part venait de faire l’acquisition en 1947 d’une propriété à Sèvres qui allait devenir le siège social d’une Association qui provisoirement crée sous le nom de « Centre Culturel International » prenait en fin d’année sa dénomination définitive FRATERNITE BLANCHE UNIVERSELLE tandis que le centre lui-même était baptisé IZGREV.

 

Frère Tony Bellemin, organisateur industriel, responsable du groupe de Lyon avait en effet réussi, aidé par quelques amis et clients qui lui faisaient confiance, à disposer de la somme nécessaire pour financer un tel achat, qui devra par la suite s’intégrer dans la trésorerie de l’association Fraternité Blanche Universelle Immobilière.

Dans un premier temps il fallut procéder au défrichage de la propriété qui se présentait de l’extérieur comme une véritable forêt vierge. En effet son ancien propriétaire, âgé, ne l’avait plus entretenue depuis plus d’ une dizaine d’années et la végétation victorieuse était tellement dense que depuis la route, le bâtiment lui-même  était absolument  invisible.

Aussi chaque jours des équipes de frères et sœurs venaient débroussailler le terrain et l’aménager en terrasses étagées car à l’origine le bâtiment avait été construit sur une colline en pente douce, que nous nous devions d’aménager en terrasses en vue de nos activités collectives telles que la gymnastique ou la paneurythmie. Certains participants à ces travaux amenaient même leur tente pour pouvoir dormir dans la propriété et être ainsi à pied d’œuvre tôt le matin. Les repas préparés dans de grandes marmites se prenaient en milieu de journée en plein air à l’extérieur du bâtiment.

Pour ma part j’étais l’heureux bénéficiaire d’une chambre aménagée à l’entrée dans une des écuries où les anciens propriétaires hébergeaient leurs montures au siècle dernier. Mon loyer de salarié apportait un soutien financier à Sœur Stella qui avait dû démissionner de la fonction publique afin de se mettre pleinement au service du Maître et de la Fraternité

 

Mais la création de l'Association Fraternité Blanche Universelle et l’acquisition par celle-ci de ce vaste terrain de Sèvres qui abritera depuis lors le Siège Social de notre Association, sera suivie de grandes difficultés pour le Maître. En effet sa renommée n'a fait que croître auprès des milieux spiritualistes de Paris, créant des jalousies, des envieux, des ennemis aussi. Comme tous les prophètes, il sera en but à la suffisance des "pharisiens et saducéens" de l'époque. D'aucuns essayeront en vain par des largesses d'acheter sa collaboration.

D'autres dans cette période troublée d'après guerre voudront transformer l'association nouvellement créée en centre d'espionnage pour les pays de l’est, cela avec d'autant plus d’intérêt que l'origine bulgare du Maître et les liens purement culturels qui lient son enseignement à celui du Maître Peter DEUNOV apparaissent tout à fait favorables au nouveau pouvoir communiste bulgare et à son grand frère soviétique pour l'installation en France d'un centre actif d'espionnage sous couverture spirituelle.

C'est ainsi que le Maître fut mis, cette même année 1947, en relation avec un personnage trouble qui se prétendant le Roi du Monde avait hypocritement de lui même nommé le Maître son ambassadeur en France et voulait qu'à ce titre il le représente à un congrès spiritualiste mondial qu'il avait organisé à Paris, le faisant précéder d'un grand battage médiatique. A ce Congrès ce personnage se disant venir du Tibet en tant que Roi du Monde avait invité toutes les personnalités connues à la tête des mouvements spirituels de la mouvance parisienne tel que Lanza del Vasto  (L’Arche) ou  Paul Lecour (Revue Atlantis).

Mais méfiant, le Maître exigea la présence personnelle de ce personnage à ce congrès pour le présider. Peu après son arrivée, se rendant rapidement compte que le Maître l'avait démasqué (au vu de sa physionomie qui différait du tout au tout de celle du sage tibétain figurant sur les photos et documents qui lui avaient été transmis, de plus il n'y avait pas meilleur physiognomoniste que le Maître), ce personnage manipulé par des puissances étrangères et de plus doué de puissants pouvoirs psychiques avait des appuis dans divers milieux officiels, en particulier dans la police. II organisa un complot contre le Maître en se servant de jeunes filles naïves, disciples de la Fraternité, dont deux mineures, sur lesquels il se livra à des pratiques hypnotiques qui lui étaient familières.

Une plainte accusant le Maître de viol fut déposée au nom de ces jeunes filles, plainte qui fut aussitôt suivie le 21/01/48 de l'arrestation par surprise du Maître dans des conditions particulièrement suspectes mettant en évidence que l'on se trouvait en présence d'une machination bien orchestrée. Cette arrestation fut accompagnée d'une importante campagne de presse dans des journaux à sensation avec l'intention de discréditer le Maître dans l'opinion publique. Ce personnage publiera aussitôt après un livre intitulé "Tourmente et Terreur sur le Monde" signé de tous les noms ronflants dont il s'affublait, Maha Choan, Kut Humi Lal Singh, Régent de l'Agartha, Prince OM Cherenzi-Lind, etc...Ce livre n'était autre qu'un ramassis de calomnies mensongères non seulement contre le Maître Mikhaël AIVANHOV, mais également contre tous les autres mouvements spiritualistes existants (Théosophie, Rose-Croix, etc...).

Très vite, une de ses accusatrices se rétractera. Le Maître maintenu en prison comparaîtra le 3 Juillet 1948 devant la Chambre Correctionnelle qui le condamnera à 4 ans de prison, 10 ans d'interdiction de séjour et 500.000 Frs d'amende. Il est aussitôt fait appel de ce jugement. Le procès d'Appel qui aura lieu le 24 Mars 1950

ramènera la peine de prison à 30 mois autorisant ainsi la libération immédiate du Maître.

Il est inutile de préciser que l'ensemble des vrais disciples du Maître, témoins depuis des années de sa vie exemplaire qui illustrait en permanence et en totalité la haute valeur morale de son enseignement, spectateurs impuissants de la machination dont leur Maître était victime, et par conséquent convaincus de son innocence, étaient atterrés de cette situation et essayèrent tous d'apporter leur contribution à la défense de leur Maître..

C’est là que comme témoin depuis 1937 jusqu’à son départ de notre terre à Noël 1986 je peux témoigner un des élément qui faisait la puissance et la valeur de notre Maître, ainsi que sa spécificité vis-à-vis des autres mouvements spirituels, c’est qu’outre le haut niveau de son Enseignement, il en était une illustration vivante, apportant à ses disciples un modèle parfait et combien stimulant de mise en pratique, prouvant à la fois la possibilité de vivre en plénitude l’Enseignement de la Fraternité Blanche Universelle en mettant en lumière dans sa personne les bénédictions qui en résultaient.

Mais devant la diffusion de cette arrestation par la presse à laquelle s’ajoutait toute une campagne de calomnie, nous ne pouvions rien faire d’autre que de rassurer nos parents et nos amis en leur exprimant toute la confiance et l’admiration que nous avions pour notre Maître basées sur les témoignages de vie irréprochables et de savoir immense qu’il nous avait donnés depuis son arrivée en France.

Je me souviens être allé exprimer à mon chef de service dans  mon entreprise mon indignation d’une pareille arrestation d’un être d’une telle valeur, il ne pouvait pas y avoir de plus grande injustice.

Cette épreuve permit de réaliser dans la Fraternité de l’époque un tri nécessaire entre les frères et sœurs conscients de la valeur de l’Enseignement et de la qualité du Maître qui nous le délivrait, dont bien peu étaient encore à même d’en percevoir la véritable stature spirituelle, et entre ceux simplement attirés auprès du Maître par des ambitions personnelles ou par de simples curiosités passagères ainsi qu’avec tous ceux qui capitulant déjà devant la calomnie ambiante manifestaient que le ciel ne pourrait pas compter sur eux comme ouvriers ou soldats de cette puissante armée de volontaires que notre Maître avait été chargé par le Ciel de mobiliser et stimuler parmi les humains pour établir sur Terre le Nouvel Age d’Or qu’appelle la venue de l’Ere du Verseau.

 

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